Après nous avoir expliqué en long et en large que la relance ne pouvait se faire que par la consommation, le Parti socialiste, qui règne sans partage sur le Conseil Général de l'Oise, se présente en sauveur de l'économie isarienne…
Justifiant une augmentation des dépenses d'investissements de 12,8%, prévue bien avant que l'on ne parle de LA crise, ce sont 227 millions d'Euros (1 milliard 500 millions de nos vieux francs) qui vont être prélevés dans les poches des contribuables de notre seul département !
Ces fonds nous dit-on, seront directement injectés dans l'économie et serviront à subventionner, entreprises et collectivités locales.
Le Conseil Général réaffirme ainsi son rôle d'acteur majeur de l'économie locale (c'est écrit p.5 de son magazine de propagande 60).
Là est tout le paradoxe et là se forment les clivages de la société française.
L'Etat, les Régions, les Départements, ont-ils vocation à être des acteurs majeurs de la vie économique ? That must be the question !
Nombreux sont les exemples qui nous ont démontré de façon souvent fort onéreuse, que l'Etat était un piètre chef d'entreprise !
Prélever une Taxe Professionnelle aux entreprises pour mieux les subventionner (souvent pour un résultat nul in fine), n'est-il pas un non sens absolu ?
Inciter les collectivités locales à s'endetter toujours plus et malheureusement pas forcément dans l'intérêt de leurs concitoyens dont ils amputent considérablement le pouvoir d'achat, n'est-ce pas aussi coupable que tous ces crédits à la consommation qui aboutissent au désespoir d'un nombre grandissant de français ?
Depuis des décennies, les mêmes erreurs produisent les mêmes effets, Nous tournons en boucle avec de mauvais paramètres qui nous conduisent un peu plus chaque jour à la catastrophe ! Tout le monde le sait, mais la fuite en avant est tellement plus facile !
OUI, NOUS VIVONS LARGEMENT AU-DESSUS DE NOS MOYENS !
Il nous faut toujours plus, et gratuitement s'il vous plait. Nos enfants payeront plus tard.
Et si l'Etat, les Régions, les Départements s'étaient occupés un peu mieux de leurs concitoyens au lieu de vouloir jouer des rôles qu'ils sont incapables de tenir correctement, nous aurions peut-être moins de travailleurs pauvres, moins de famille angoissées par une possible expulsion, moins de foyers surendettés par des paiements de factures de plus en plus lourdes.
Cette obsession des élus de gauche de vouloir reproduire à l'échelon de la région, du département et de la ville, un étatisme centralisateur rentre bel et bien dans la démarche d'un collectivisme rampant dont on a pu constater les résultats catastrophiques dans les pays où il s'était imposé.
Cette image de Robin des Bois des temps modernes qui consisterait à prendre aux riches pour donner aux pauvres n'est en réalité qu'une pitoyable mascarade !
En fait, le but est de prendre au plus grand nombre afin de pouvoir organiser et entretenir le mécontentement dans un but strictement politique.
Car dans la réalité, ce Conseil Général, son Président en tête, a le même comportement antisocial que celui qu'il reproche au patronat et au gouvernement !
Une accusation qui prend toute sa saveur lorsqu'elle est portée par des syndicats, contraints de lancer une pétition pour réclamer l'ouverture de négociations, en vue d'améliorer les conditions de travail du personnel départemental.
Bel exemple de dialogue social en effet !
Sur le non renouvellement de 230 CDD dans les services sociaux du département, qui se feraient sans la moindre concertation, aucune réponse n'est apportée aux interpellations des syndicats !
Ou bien ces personnels n'étaient pas « utiles » et il ne fallait pas les embaucher, ou bien ils sont « utiles » et ils doivent être conservés.
Vous n'avez AUCUN droit de jouer ainsi avec la vie de personnes en les jetant comme des kleenex tout en versant des larmes de crocodiles sur d'autres cas aussi désespérés.
Car en augmentant sans cesse les impôts et taxes, vous pénalisez lourdement nos entreprises et vous portez une part non négligeable dans la fermeture ou les difficultés d'un grand nombre d'entre elles !
Comme un malheur n'arrive jamais seul, nous apprenons dans le même temps que la Communauté de Communes du Vexin-Thelle, va également participer à l'envolée de nos impôts !
Décidément, pas un pour relever l'autre !
Que tout cela ne les empêchent pas de boire à la santé (et au compte) des contribuables lors de l'inauguration (reportée au 18 juin à la dernière minute pour éviter de trop se payer nos têtes), de notre très cher complexe aquatique !